Tu entends parfois encore mon coeur sous ton blouson?
Moi oui, même si dehors le ciel est là comme d'habitude, même si je suis le seul à le voir encore un peu sali, un peu bas, un peu rude, RUDE sans toi.
Ce soir tu as décollé de sous mon blouson comme tu lâches ma main à chaque fois. TOUT les quatres mois.
L'amour est semé d'embûches alors, aller va, aller dégage, aller tire-toi, tire-toi et cours!
Plus tu m'oublieras plus je prierais pour qu'un jour, à ton tour tu m'aimes sans secours.
Je te lâche enfin la main et tout le reste.
J'enlève même ce putain de blouson, pour la peine ce soir c'est open bar nutella !
Mais je promets qu'un jour je te serrerai dans mes bras jusqu'à ce qu'on redescende.
Aujourd'hui je suis trop jeune pour tomber pour une lumière que j'ai cru voir lorsque tu étais la.
Trois ans de ça.
Je reste cependant bloqué sur l'idée de te voir rentrer, parcequ'il n'y a rien de plus facile que de me reveiller à l'aube pour voir que je t'ai perdu. Je n'ai jamais pu comprendre.
Mon coeur reste trop petit pour laisser quelqu'un y entrer sans l'aide de l'alcool.
J'ai comme mes bras accrochés aux murs et maintenant je suis peut etre trop loin pour me battre.
Mais pas effrayé de tomber.
Je te serrerai dans mes bras jusqu'à ce que tu redescendes avec moi.
Je n'ai jamais pu comprendre que tu n'arrivais pas à l'entendre.
Je t'ecris encore. Là. La denière fois.
Une lettre que je n'enverrai pas sauf si un jour l'amour pouvait traverser le sol.
Comme l'alcool.
Ca résonne, ça bousille beaucoup le SANS toi du TOUT. Partout. Pour toujours.
Je pars sans NOUS.

